Archives Municipales de la ville d'Issoire

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Le sceau de la Ville d'Issoire

Le sceau est utilisé dès l’Antiquité. Son utilisation se répand au Moyen Age. Il est destiné à remplir plusieurs fonctions : clore et garantir le secret ou l’intégrité d’un contenu, affirmer la propriété et enfin attester de l’authenticité d’un document.
Les Archives Nationales conservent l'original du sceau de la Ville d'Issoire de 1308.

© Ville Issoire - Moulage du sceau de la ville d'après l'original qui se trouve aux Archives Nationales

 

 

Légende : SI[GILL]UM. COM[UNE] [IC]IODORI (Sceau de la commune d’Issoire)

 

Le sceau de la ville d’Issoire est de cire jaune sur lacs de soie rouge.

Appendu à un acte du 30 avril 1308 : nomination par les consuls d’Issoire de leurs procureurs à l’assemblée de 1308 relative à l’affaire des Templiers, (Arch. nat., J 415c n°195).

 

Description du sceau d'Issoire :

Le sceau représente deux hommes en pied, de profil, encapuchonnés, vêtus d’une cotardie à ailerons garnie d’un chaperon, se tenant la main.

Le sceau de 1308 de la ville d’Issoire est intéressant pour les historiens du costume civil. Il montre, en effet, les deux consuls de la ville vêtus d’un surcot (tunique s’arrêtant à mi-jambe) et par-dessus, un second surcot, la cotardie plus courte et sans ceinture qui, à la fin du XIIIe siècle, avait remplacé le manteau. Celle-ci est garnie d’un chaperon qui est donné aux deux nouveaux consuls élus chaque année en signe d’investiture et marque de dignité.

Les Archives Municipales de la ville d’Issoire disposent d’un moulage (ou épreuve) du sceau de la ville d’après l’original qui se trouve aux Archives Nationales.

L’utilisation des sceaux décline vers le milieu du XVIe siècle. Plusieurs facteurs entrent en considération : le développement du notariat et celui de la signature autographe, la simplification des actes, l’usage du papier moins résistant que le parchemin à supporter une empreinte.

 

Réutilisé au début du XXe siècle :

Pierre Boyer, maire d'Issoire de 1906 à 1919, s’inspire du dessin du sceau de 1308 pour le timbre sec de la mairie. Il est brièvement utilisé au début du XXe siècle.

Le Service des Archives municipales conserve la matrice permettant l’impression de ce timbre sec.

 

Bibliographie :

BEDOS (B.), Corpus des sceaux français du Moyen Age, t.1, Les sceaux de ville, Paris, 1980, n°325.

BORESDON de (Ph.), Sigillographie de l’Ancienne Auvergne (XII-XVIe siècles), Brive, 1895, n°1041, p.379.

DEMAY (G.), Le costume au moyen âge d’après les sceaux, Paris, 1978, p. 245-246.

FOURNIER (P.-F.), Armoiries municipales du département du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, 1964, p.85-86.

GANDILHON (R.), PASTOUREAU (M.), Bibliographie de la sigillographie française, 2e édition, 1982, Paris.

PASTOUREAU (M.), Les sceaux, Turnhout, 1981, 76p.

SEVE (R.), « Introduction à la sigillographie. Notice descriptive de soixante sceaux et d’un anneau sigillaire », dans Revue d’Auvergne, t.LXX, 1956, p. 1-40.

 

 

 

 

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