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La programmation aux cafés des Tilleuls et du Globe

Différentes sortes de films sont projetés : films courts ou longs, souvent accompagnés d’actualités qu’il s’agisse du Pathé–Journal aux Tilleuls ou de l’Éclair-Journal puis Gaumont-Actualités au Globe. Actualités politiques, sportives ou faits de société, elles relatent aussi bien des événements nationaux (comme les accords de Munich) que locaux…

© Photothèque Cg 63 - Ci-dessus, le café du Globe en 1905.
À partir de janvier 1910, le café du Globe met en place une programmation régulière avec la Maison Gaumont.

Durant la première guerre, les films, tout comme la presse écrite, font l’objet d’une surveillance et d’un encadrement accrus par les pouvoirs publics qui autorisent ou non leur diffusion. S’informer en tant de guerre est un enjeu essentiel. Enjeu politique et enjeu humain, il s’agit de justifier le conflit et de maintenir l’effort de guerre. La programmation, par conséquent, est particulièrement contrôlée. Les cafés issoiriens sont également soumis à ce contrôle.

 

Comme de nombreuses communes françaises, la ville paie un lourd tribut à ce conflit. Ce sont, au total, 213 jeunes Issoiriens qui tombent au front.

© ville d'Issoire - Arrêté municipal stipulant que les films projetés doivent impérativement être validés par l'autorité municipal.
A.M. Issoire, extrait du registre des actes du Maire (1908-1943), cote 2D3

Après la première guerre mondiale, seul le Globe, devenu le Modern’cinéma réussit à maintenir une programmation régulière. Le café des Tilleuls projette épisodiquement des films.

La programmation du café des Tilleuls et celle du café Robert fait régulièrement l’objet d’annonces commerciales ou d’articles dans le Moniteur d’Issoire.

© ville d'Issoire - Réclame extraite du Moniteur d'Issoire du 23 février 1938

© ville d'Issoire - Réclame extraite du Moniteur d'Issoire du 2 septembre 1936

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cinéma parlant fait son apparition au début des années 30. D’ailleurs, les différentes réclames, que ce soit pour les Tilleuls ou le Modern’ cinéma, mettent en avant cette nouveauté technique.

Les annonces commerciales se développent aussi au cinéma. Ainsi, en 1934, M. Tauveron met en place un rideau-réclame de scène, déployé avant les films et à l’entracte, permettant une publicité pour 13 commerces issoiriens : Maison Stoko, Chaussures Bardy, vernis Bardy, Orangeade Bérard, Bijouterie, orfèvrerie TH. Bousquet, Établissements d'horticulture Léon Vasseur, Tailleur sur mesure Racle, Limonade nationale Orliange, Coiffures Chabrolles, Mesdames, chez Chabrolles, Haute couture Hélène Guémy, Photo-Ciné Eyraud, Quincaillerie Dosgilbert-Servouse.